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Convention de la haye : enlèvement international d'enfants expliqué

  • gparastatis
  • 15 juil.
  • 4 min de lecture

Sommaire


  • La convention de La Haye et l’enlèvement international d’enfants


La convention de la haye enlèvement international d'enfant, plus exactement la convention de La Haye du 25 octobre 1980 sur les aspects civils de l'enlèvement international d'enfants, organise un mécanisme de retour immédiat de l'enfant avec une logique simple : remettre l’enfant dans son État de résidence habituelle sans trancher, à ce stade, le fond du conflit de garde. Ce texte fixe des réflexes précis, des autorités à saisir et des exceptions limitées. En matière d’ enlèvement international d'enfants, les premiers jours comptent.


La convention de La Haye et l’enlèvement international d’enfants


Dès qu’un enlèvement international ou un non-retour illicite est constaté, il faut agir sur plusieurs fronts : administratif, judiciaire et international. Le point d’appui central reste la convention, qui permet de demander le retour de l'enfant dans son pays de résidence habituelle lorsque les conditions sont réunies. Pour enclencher une procédure d'urgence : Convention Haye enlèvement.



La convention du 25 octobre 1980 vise le retour rapide, pas le procès sur la garde


Adoptée sous l’égide de la Conférence de La Haye, la convention du 25 octobre 1980 est un traité multilatéral entré en vigueur le 1er décembre 1983. Elle s’applique aux enfants de moins de 16 ans qui avaient leur résidence habituelle dans un État contractant avant le déplacement illicite ou le non-retour illicite. Son objet est strictement civil : les aspects civils de l'enlèvement international, c’est-à-dire la remise en place rapide de la situation antérieure.


  • But du texte : obtenir le retour rapide des enfants déplacés ou retenus illicitement dans leur État de résidence habituelle.

  • Déplacement illicite de l'enfant : il existe quand un parent emmène l’enfant ou refuse son retour en violation de droits de garde exercés effectivement avant les faits.

  • Effet concret : on ne choisit pas un autre pays pour tenter d’obtenir une décision plus favorable sur la garde.


Elle s’insère dans un ensemble plus large de conventions internationales sur le droit des enfants et, en Europe, elle est complétée par les règlements Bruxelles II bis puis Bruxelles II ter. Si vous devez vérifier le cadre applicable à une situation familiale internationale, consultez aussi : Convention de La Haye.


Convention de La Haye 1980 pays signataires : ce que change un État contractant ou non


La convention de La Haye 1980 pays signataires couvre aujourd’hui plus de 100 États. Si le pays où l’enfant a été emmené est partie à la convention, la mécanique de la convention de la Haye protection des enfants peut être activée. Si ce pays n’est pas partie, la voie conventionnelle disparaît et il faut basculer sur le droit local, les relais consulaires et les procédures sur place.


Les enlèvements internationaux entre États parties permettent une coopération entre autorités et tribunaux. À l’inverse, les situations relevant des conventions de La Haye pays non signataires imposent des démarches diplomatiques, consulaires et judiciaires locales, souvent plus lentes et plus incertaines. Le réflexe utile est de vérifier le statut exact du pays au moment des faits : une adhésion récente peut ouvrir une voie de retour qui n’existait pas auparavant.


  • États fréquemment concernés : les pays de l’Union européenne, les États-Unis, le Canada, le Mexique, le Brésil, l’Argentine, le Chili, la Colombie, le Japon, la Corée du Sud, Singapour, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

  • Pays non signataires souvent cités : l’Inde, la Chine et l’Indonésie.

  • Point à vérifier : la qualité d’ État contractant du pays de destination au jour du déplacement ou du non-retour.


Quand l’enfant est retenu dans un État non partie, il faut travailler autrement : droit local, relais consulaires, parfois mesures d’urgence sur place. La liste officielle des conventions applicables est disponible ici : Convention La Haye enlèvement.


Région

Pays signataires (exemples)

Pays non signataires (exemples)

Europe

France, Allemagne, Espagne, Italie (tous pays UE)

-

Amérique du Nord

États-Unis, Canada, Mexique

-

Amérique du Sud

Brésil, Argentine, Chili, Colombie

Venezuela (non partie)

Asie-Pacifique

Japon, Corée du Sud, Australie, Singapour

Inde, Chine, Indonésie


Procédure Hague convention enfant enlevé : quatre démarches à lancer sans attendre


La procédure hague convention enfant enlevé repose en pratique sur quatre actions menées en parallèle : constituer les pièces, saisir l’ autorité centrale française, engager la procédure utile en France et mandater un avocat dans le pays où l’enfant se trouve. L’article 11 de la convention de La Haye prévoit que les autorités judiciaires ou administratives doivent agir rapidement, avec un objectif de décision en six semaines. Plus vous attendez, plus le retour rapide devient difficile.


Le dossier doit être immédiatement exploitable. Il faut produire les décisions existantes, les actes d’état civil, les documents d’identité, les preuves de la résidence habituelle de l'enfant, les échanges entre parents et tout élément montrant l’exercice effectif des droits de garde. Si la preuve de la vie quotidienne de l’enfant dans son pays de résidence habituelle est floue, la demande de retour immédiat se fragilise.


Le mécanisme prévu par les aspects civils de l'enlèvement international d'enfants ne sert pas à savoir quel parent a raison sur le fond. Il sert à obtenir un retour, puis à laisser le juge compétent du lieu de résidence habituelle trancher. Le réflexe à retenir est simple : saisir vite l’ autorité centrale et figer les preuves avant qu’elles ne se dispersent.


Les exceptions au retour immédiat sont limitées et doivent être prouvées


La convention prévoit des garde-fous, mais ils sont stricts. L’article 13 permet de refuser le retour immédiat de l'enfant dans trois hypothèses principales : un risque grave de danger physique ou psychologique, l’opposition d’un enfant assez mûr pour être entendu, ou l’intégration de l’enfant dans son nouvel environnement lorsqu’un délai supérieur à un an s’est écoulé avant la saisine.


L’article 16 ajoute un verrou important : tant que la demande de retour de l'enfant fondée sur la convention de La Haye est pendante, l’État saisi ne doit pas statuer sur le fond du droit de garde, sauf conditions particulières. Le débat porte d’abord sur le déplacement illicite de l'enfant ou le non-retour illicite, pas sur l’organisation définitive de la vie de l’enfant.


Un délai d’un an change souvent le rapport de force. Passé ce cap, l’argument d’intégration devient disponible et le retour immédiat n’a plus la même portée pratique. Le premier réflexe reste donc le bon : déposer la demande de retour avant que ce délai ne puisse être opposé.

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